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E.T sur Terre : c’est pour bientôt ? – Partie 3

Par Manon Nicolaï - Le 25 mars 2024

Partie 3 : Pourrions nous aller à sa rencontre ?

« Quelque part. quelque chose d’incroyable. attend d’être connu » affirmait le célèbre physicien Carl Sagan. Faut-il encore savoir où se trouve ce quelque chose ! Comme nous l’avons vu dans les précédents articles de notre série sur les extraterrestres, E.T n’est pas encore venu à notre rencontre et nous n’avons pas reçu un de ses éventuels messages. Alors notre mission aujourd’hui est de découvrir dans quel recoin de l’univers se cache notre ami, ce que les chercheurs ont décelé et les espoirs qu’ils ont pour l’avenir. Prêt.e.s à entrer encore un peu plus dans le mystère de la vie extraterrestre ? Et bien allons-y !

  • Où peut-il se cacher ?

Avant de rendre visite à E.T, il faudrait d’abord savoir où le chercher. Alors quelles planètes sont les candidates à examiner de près ? Les chercheurs focalisent principalement leur attention sur des exoplanètes, c’est-à-dire des planètes qui orbitent autour d’autres étoiles que notre Soleil. Elles doivent être relativement proches de la Terre afin de faciliter les recherches et observations, et d’envoyer des messages ou des sondes plus rapidement. On souhaite également que ces exoplanètes soient dans la zone d’habitabilité de leur étoile : là où les conditions sont favorables à l’apparition de la vie, en particulier grâce à la présence d’eau liquide. Cette définition de planète habitable n’est pas suffisante pour affirmer que de la vie peut exister sur cette planète (en tout cas pas telle que nous la connaissons sur Terre) car Vénus est dans la zone d’habitabilité du système solaire alors qu’il y fait environ 400 °C, y rendant difficile voire impossible le développement de la vie.

  • Comment les localiser ? 

Pour repérer ces exoplanètes, les scientifiques utilisent différentes méthodes qui permettent d’obtenir plusieurs informations. On peut d’abord citer la méthode de transit qui consiste à observer la luminosité provenant d’une étoile. Si une planète passe devant celle-ci, l’éclat de l’étoile va diminuer. En fonction de la période de la planète (durée pendant laquelle elle effectue un tour complet de son étoile), on observera une diminution de luminosité à intervalle de temps régulier. Et selon la taille de la planète, ce seront des baisses de luminosité plus ou moins grandes qu’on pourra remarquer.

Une autre méthode utilisée est celle des vitesses radiales basée sur l’effet Doppler (que vous avez peut-être eu la joie d’étudier en physique). On examine les perturbations qu’une planète provoque sur son étoile, plus particulièrement sur son mouvement. On sait que l’étoile exerce une force gravitationnelle sur la planète, mais cette planète exerce également une force (bien sûr plus faible) sur son étoile. Cette légère perturbation entraîne une modification minime de sa trajectoire (peu perceptible) et un léger changement de vitesse, que nous pouvons mesurer à l’aide de l’effet Doppler. Les variations de vitesse de l’étoile impliquent de faibles déplacements en longueur d’onde du spectre apparent de l’étoile. Si on observe certaines raies de ce spectre, et que leurs longueurs d’onde varie un petit peu, on peut conclure sur la présence d’une perturbation gravitationnelle causée par un autre corps, potentiellement une exoplanète. Toutefois, il reste difficile de détecter des planètes plus loin que Jupiter avec cette technique.

Grâce à ces deux stratégies, mais aussi à d’autres que je n’ai pas cité, plus de 5000 exoplanètes ont été découvertes à ce jour.

Bien sûr, il n’est pas indispensable d’aller chercher à l’autre bout de la galaxie, notre propre système solaire est intéressant. Des missions y ont eu lieu et sont encore en cours pour en apprendre davantage.

Des chercheurs ont par exemple émis l’hypothèse que des microbes pourraient exister dans des couches de nuages situées à 50 km au-dessus de la surface de Vénus, et que des composés organiques tels que des acides aminés et des fossiles de cyanobactéries (organismes photosynthétiques permettant de créer de l’oxygène, nous ayant permis d’exister) pourraient être présents dans les météorites. La NASA ne confirme pas cette idée par manque de preuves.

exoplanètes découvertes
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  • Qu’a-t-on découvert ?

Les chercheurs ont mis la main sur des minéraux hydratés contenant de l’ammoniac, de la glace, des carbonates, des sels et de la matière organique sur l’astéroïde Cérès, ce qui en fait un environnement favorable à la création de substances organiques. On pense également qu’il pourrait contenir de l’eau liquide sous sa surface, tout comme Europe, un satellite naturel de Jupiter. Sur Encelade, une lune de Saturne, on a découvert des geysers de vapeur d’eau contenant des sels et matières organiques, ainsi que des océans sous sa surface gelée et de l’hydrogène moléculaire. Les chercheurs ont de nombreuses pistes intéressantes à proximité de notre planète.

Mais l’une des planètes qui porte le plus d’espoir quant à la découverte de vie extraterrestre est sûrement la planète Mars. En effet, la planète rouge est au cœur des recherches. 

A ce jour, 9 rovers de la Nasa ont réussi à se poser à sa surface pour y mener leurs missions. Parmi eux l’orbiteur Viking 1 (destiné à mener des expériences biologiques dans l’objectif de chercher de la vie) a transmis à la Terre de nombreux clichés haute résolution de la planète rouge ainsi que des données météorologiques entre 1975 et 1980. Son étude du sol martien a permis de mieux connaître sa composition chimique. 

En 1996, la sonde Mars Pathfinder est envoyée vers Mars et permet de pousser les analyses du sol, d’étudier le climat et en déduire que de l’eau liquide a sûrement coulé à sa surface. Elle a aussi permis de déterminer le rayon du noyau métallique de la planète, montrer la présence de nuage de glace et affiner la connaissance du climat. 

Le rover Spirit et son jumeau Opportunity étudient la géologie de Mars dès 2004, et en 2008 la mission Phoenix creuse neuf tranchées permettant de découvrir une couche de glace à faible profondeur. L’engin a également étudié plusieurs échantillons du sol contenant des carbonates et des perchlorates, observé des chutes de neige à haute altitude et le dépôt de couches de givre. 

Le rover Curiosity prouve en 2012 la présence d’un environnement biologique viable par le passé. 

Enfin, l’astromobile Perseverance, toujours en activité, a pour objectif de ramener des échantillons de sols martiens sur Terre d’ici 2031.

Finalement, la présence d’extraterrestres reste encore un mystère malgré nos efforts pour déceler des indices. Nous avons tous des hypothèses mais qui restent à confirmer ou à écarter dans les années à venir. De prochaines missions vont voir le jour pour tenter d’éclaircir nos doutes et découvrir les secrets de l’Univers. E.T ou pas E.T, telle est la question, qui demeure encore après tant d’années de recherche !

Et voilà, notre saga extraterrestre touche à sa fin, en espérant que vous avez apprécié le voyage !

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